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Campus AI vise jusqu’à 3 GW en France, un second site se profile

· 6 min de lecture · Infrastructures

Campus AI vise jusqu’à 3 GW en France, un second site se profile

D’après la presse française et spécialisée de septembre 2026, Campus AI — la coentreprise qui associe MGX, Bpifrance, Mistral AI et Nvidia — porte son ambition de capacité nationale jusqu’à 3 gigawatts, soit environ le double des quelque 1,4 GW prévus pour le campus de Fouju, en Seine-et-Marne. Le président Emmanuel Macron a présenté publiquement une extension de 7,5 milliards d’euros de MGX comme un moyen de faire de la France une destination européenne de premier plan pour des infrastructures d’IA bas carbone, tandis que la présélection d’un second site avance.

Classé dans la rubrique Infrastructures et daté du 15 septembre 2026, ce point d’AI4France traite ces annonces de montée en puissance comme une actualité de politique industrielle — et non comme des mégawatts effectivement raccordés. L’autorisation préfectorale de Fouju et sa construction par phases restent la preuve à court terme, Mistral étant présenté comme un premier client pour des dizaines à des centaines de mégawatts lorsque les salles entreront en service, plus tard dans la décennie.

Pourquoi c’est important : les projets français d’IA souveraine ont besoin d’une alimentation électrique prévisible, de l’adhésion locale et d’une valeur industrielle exportable — pas seulement de gigawatts affichés. Un second campus peut diversifier la géographie, à condition que le raccordement au réseau, la gestion de l’eau et les retombées pour les territoires soient publiés avec la même urgence que les annonces d’investissement sur les réseaux sociaux.

Ce que cela change concrètement

Campus AI vise jusqu’à 3 GW en France, un second site se profile — photo d’illustration

Les responsables régionaux et les dirigeants d’entreprise français devraient examiner comment le calendrier de la première phase de Fouju s’articule avec le premier pari de Campus IA sur le calcul souverain ; vérifier si les critères du second site incluent l’approvisionnement en énergies renouvelables et la réutilisation de la chaleur ; désigner un responsable du risque de contentieux environnemental ; et privilégier des contrats d’achat de capacité indexés sur la disponibilité mesurée. Recoupez la demande côté modèles avec la méga-levée de Mistral et le programme d’IA pour le sous-sol de TotalEnergies.

Les réserves d’abord. Des ambitions de capacité ne sont pas des contrats de raccordement ; le chiffre de 7,5 milliards d’euros mêle partenaires et phases ; et l’opposition locale autour de Fouju montre que le risque lié aux autorisations reste d’actualité. AI4France présente donc le scénario des 3 GW comme un contexte d’infrastructure indicatif, jusqu’à ce que le choix du site et les jalons de mise sous tension soient documentés.

À suivre : l’annonce officielle du second site retenu ; la publication des calendriers de raccordement de RTE ; et les premières charges d’entraînement ou d’inférence de Mistral dans les salles de Campus AI. Vous pouvez poursuivre sur la page d’accueil d’AI4France ou parcourir les actualités pour d’autres articles.

En résumé : considérez cette actualité comme une orientation, pas comme une consigne. Les ambitions françaises en matière de campus d’IA s’étendent et restent contestées sur le terrain. Les organisations qui en tireront le plus de bénéfices vérifieront les calculs d’électricité et d’eau, tiendront les communes informées et refuseront de confondre un objectif de capacité avec une puissance de calcul en service.

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