Dassault essaie en vol des algorithmes d’IA souverains sur Rafale avec Thales
Dassault Aviation a indiqué le 22 septembre 2026 qu’un Rafale a essayé en vol deux nouveaux algorithmes d’intelligence artificielle souverains destinés à assister l’équipage humain, l’un développé en interne et l’autre avec Thales via l’accélérateur cortAIx, selon The Aviationist et les canaux de l’entreprise. Dassault situe ces travaux dans une initiative plus large visant à intégrer une IA contrôlée et supervisée dans le cockpit, alors que la France fait progresser le standard Rafale F5 après des contrats de maturation technologique de la DGA auprès de Dassault, Thales, Safran et MBDA.
Classé dans la rubrique Industrie et daté du 27 septembre 2026, ce point de presse d’AI4France traite les vols d’IA du Rafale comme une actualité avionique de défense française distincte des discussions d’hier sur le logiciel de commandement HexaForce auprès de pays de l’OTAN. Dassault affirme que les fonctions ont atteint un niveau de maturité les rendant éligibles à de futures évolutions du Rafale, et que la qualité des données opérationnelles permet désormais d’aborder plusieurs défis propres à l’aviation militaire, tout en laissant le pilote se concentrer sur les décisions tactiques plutôt que sur un automatisme d’armement.
Pourquoi c’est important : les forces aériennes et navales françaises veulent un allègement cognitif sans abandonner l’autorité. Une IA de cockpit supervisée peut réduire la charge — mais seulement si la provenance des données d’entraînement, les rétrocessions de secours et le pouvoir d’arrêt humain accompagnent chaque fonction.
Ce que cela change concrètement
Les responsables français de la défense et de l’aérospatiale devraient inventorier les tâches de l’ère F5 susceptibles d’assistances supervisées; exiger des bancs d’essai nommés et des responsables de navigabilité; désigner un propriétaire de la documentation des modèles cortAIx et internes; mener des comparaisons chronométrées avec des baselines sans IA; et privilégier des conceptions qui gardent les humains sur les actions irréversibles. Ancrez ces vols à les discussions OTAN d’HexaForce chez Thales et à l’appel de Thales à des règles internationales sur l’IA.
Les mises en garde d’abord. L’éligibilité en vol n’est pas un calendrier de rétrofit de flotte; le déploiement du F5 vise encore le début des années 2030; et les démonstrations de combat collaboratif avec charges utiles de drone restent distinctes des algorithmes de cockpit. AI4France présente donc ces essais comme un contexte industriel directionnel jusqu’à la publication de référentiels de capacité.
À surveiller : quelles fonctions entrent dans le contrôle de configuration F5; la fréquence des dérogations pilote en essai; et si des clients à l’export demandent la même pile supervisée. Les lecteurs peuvent poursuivre sur la page d’accueil d’AI4France ou parcourir la salle de presse.
En résumé : considérez cette mise à jour comme une orientation, pas comme une instruction. L’IA des avions de combat français associe des algorithmes souverains à l’autorité de l’équipage humain et demeure précoce. Les organisations qui en bénéficieront le plus exigeront des preuves de navigabilité, garderont les humains aux portes tactiques et refuseront de confondre un essai en vol avec une autonomie achevée.