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Inria et Mila signent un accord de quatre ans pour renforcer la recherche franco-canadienne en IA

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Inria et Mila signent un accord de quatre ans pour renforcer la recherche franco-canadienne en IA

Inria, l’Institut national de recherche en sciences et technologies du numérique, a signé un accord de coopération de quatre ans avec Mila, l’institut québécois d’intelligence artificielle basé à Montréal, afin de renforcer les liens de recherche en IA entre la France et le Canada, ont annoncé les deux organismes le 8 octobre dans un communiqué commun diffusé par CNW. L’accord a été signé par Bruno Sportisse, président-directeur général d’Inria, et Valérie Pisano, présidente et directrice générale de Mila.

Le partenariat couvre une longue liste de domaines : apprentissage automatique fondamental et IA agentique, évaluation et sûreté de l’IA, IA pour la science et la santé, énergie et durabilité environnementale, IA de confiance, langage et vision par ordinateur, robotique, infrastructures de calcul avancé, ainsi que les effets sociétaux et économiques de l’IA. Une attention particulière sera portée aux projets appliqués en quantique et IA, en open source et en IA multilingue, qui pourront associer des entreprises et aider des start-up à se développer entre le Québec et la France.

Concrètement, les deux instituts prévoient de réunir leurs équipes de recherche et d’innovation autour d’objectifs scientifiques communs, de coencadrer des étudiants en master et en doctorat, de favoriser la mobilité des chercheurs et des étudiants, de répondre ensemble à des appels à financement public et de lancer des projets d’innovation conjoints. Un comité de pilotage commun orientera les travaux et suivra leur avancement, et d’autres organismes français et canadiens pourront s’y joindre à mesure que de nouvelles initiatives verront le jour.

Ce que cela change concrètement

Inria et Mila signent un accord de quatre ans pour renforcer la recherche franco-canadienne en IA — photo d’illustration

Pour Inria, l’accord s’inscrit dans une stratégie internationale consistant à s’allier à des organismes de recherche de premier plan. « Notre partenariat stratégique est axé sur l’impact fondé sur la science et nous permettra de lancer des projets communs remarquables à la pointe de la science, de la technologie et de l’innovation » (trad.), a déclaré Bruno Sportisse, qui s’attend à ce qu’il profite aux écosystèmes de l’IA des deux pays. Valérie Pisano a qualifié le développement d’une IA ouverte par la coopération internationale d’« impératif économique » (trad.) autant que de mission scientifique.

Le volet évaluation et sûreté fait écho au programme d’Inria de 13,5 millions d’euros consacré à l’évaluation et à la sûreté de l’IA, tandis que l’accent mis sur l’open source rejoint le pari français des modèles à poids ouverts comme Mistral Large 4. Mila, fondé par Yoshua Bengio, réunit près de 2 000 chercheurs et professionnels ; Inria compte environ 3 500 scientifiques, ingénieurs et personnels d’appui et pilote plus de 300 projets de recherche et d’innovation.

À suivre : les premiers projets communs et les premiers doctorants coencadrés, l’éventuel soutien d’appels à financement public au partenariat, et l’émergence de start-up françaises et québécoises issues de ses travaux sur le quantique, l’open source et l’IA multilingue.

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