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Les visites des sites d’information reculent de près de 22 % en septembre, deux mois après l’arrivée d’AI Overviews

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Les visites des sites d’information reculent de près de 22 % en septembre, deux mois après l’arrivée d’AI Overviews

Les visites des sites d’actualité français ont reculé de près de 22 % en septembre sur un an, deux mois après l’arrivée en France d’AI Overviews, les résumés de recherche générés par l’IA de Google, selon les chiffres de l’ACPM, l’Alliance pour les chiffres de la presse et des médias, a rapporté l’AFP le 8 octobre dans une dépêche reprise par France 24. La baisse moyenne de l’ensemble des sites d’actualité (information généraliste, le quotidien sportif L’Equipe et les principaux titres économiques) atteint 21,8 %, après 15,3 % en août.

Certaines marques sont bien plus touchées. Le site du Parisien perd 43,5 % de ses visites sur un an, Franceinfo 32,9 %, Le Monde 22,9 % et Ouest-France 9,1 %. Les applications de ces mêmes médias, qui ne dépendent pas des résultats de recherche, résistent mieux, avec un recul moyen de 12,9 %.

L’ACPM prévient qu’il n’est « pas possible d’isoler l’impact d’AI Overview » à partir de ces chiffres. Les médias d’information souffraient déjà de la baisse des abonnements, des audiences et des recettes publicitaires, et septembre 2025, le mois de comparaison, avait été particulièrement riche en actualité, avec notamment la chute du gouvernement de François Bayrou. Google, de son côté, assure que ses fonctions d’IA génèrent toujours des milliards de clics par semaine vers les sites.

Ce que cela change concrètement

Les visites des sites d’information reculent de près de 22 % en septembre, deux mois après l’arrivée d’AI Overviews — photo d’illustration

AI Overviews, disponible en France depuis le 22 juillet, place en tête des résultats de recherche un résumé généré à partir de plusieurs articles. Les éditeurs craignent que les lecteurs qui en retiennent l’essentiel ne cliquent plus sur les articles d’origine, un phénomène qui, selon eux, a déjà fait chuter le trafic aux États-Unis. L’Apig, qui regroupe près de 300 quotidiens français, a saisi l’Autorité de la concurrence le 11 août pour contester le « déploiement unilatéral » de la fonction par Google, et l’Union européenne a ouvert en 2025 une enquête pour vérifier si l’outil lèse les éditeurs en ligne et les youtubeurs.

Pour un secteur qui dépend de la recherche pour une large part de son lectorat, la question n’est plus de savoir si l’IA générative modifie l’économie de l’information, mais dans quelle mesure. Ces chiffres s’ajoutent à d’autres tentatives de mesurer les effets de l’IA en France, comme l’étude de la Banque de France sur les embauches de jeunes en CDI, et à la pression politique en faveur d’un contrôle plus étroit, dont témoigne la proposition de loi LFI visant une autorisation préalable des IA à usage général.

À suivre : les chiffres d’octobre de l’ACPM, une éventuelle décision de l’Autorité de la concurrence sur la saisine de l’Apig, et la conclusion possible d’accords de licence ou de partage de trafic entre les éditeurs français et les moteurs de recherche dopés à l’IA.

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