Entreprises

OpenAI nomme Laureline Serieys, ex-directrice générale d’Uber France, à la tête de la France et de l’Europe du Sud

· 6 min de lecture · Entreprises

OpenAI nomme Laureline Serieys, ex-directrice générale d’Uber France, à la tête de la France et de l’Europe du Sud

OpenAI a nommé Laureline Serieys, ancienne directrice générale d’Uber France, à la tête de ses activités en France et en Europe du Sud, a rapporté Stratégies le 21 octobre. Elle prendra ses fonctions le 9 novembre et sera rattachée à Emmanuel Marill, directeur général d’OpenAI pour la région Europe, Moyen-Orient et Afrique. Pour Stratégies, ce choix montre qu’OpenAI ancre davantage sa direction européenne à Paris.

Dans son annonce, OpenAI indique que Laureline Serieys développera les relations avec les utilisateurs, les entreprises clientes, les développeurs, les partenaires et les institutions, et accompagnera particuliers et organisations dans l’adoption de l’IA. Diplômée de l’ESSEC en 2005, elle a débuté comme consultante au Boston Consulting Group, a travaillé chez Google sur le commerce de détail de 2011 à 2016, puis au Crédit Agricole jusqu’en 2019, avant de rejoindre Uber, où elle a dirigé le service de vélos en libre-service Jump puis est devenue directrice générale d’Uber France en 2020.

L’entreprise présente la France comme l’un de ses principaux marchés européens et l’un des dix premiers pays au monde pour l’usage hebdomadaire de ChatGPT comme de son API. OpenAI emploie désormais 50 personnes en France et promet de continuer à recruter. Paris accueille aussi sa plus grande équipe Forward Deployed Engineering de la région EMEA, des ingénieurs qui travaillent directement avec les clients pour intégrer les modèles d’OpenAI à leurs activités.

Ce que cela change concrètement

OpenAI nomme Laureline Serieys, ex-directrice générale d’Uber France, à la tête de la France et de l’Europe du Sud — photo d’illustration

Stratégies souligne que ce profil allie expérience commerciale et longue pratique des relations avec les autorités, un atout pour une entreprise confrontée aux questions de souveraineté technologique. OpenAI dispute les clients français à Anthropic, à Gemini de Google et à des champions nationaux comme Mistral, dont la levée de fonds record en a fait le porte-étendard de l’IA souveraine. L’entreprise développe aussi une activité publicitaire en Europe depuis le lancement de ChatGPT Ads le mois dernier, un sujet sensible pour les éditeurs de presse qui ont vu leur audience reculer avec l’essor des réponses générées par l’IA.

Pour les entreprises françaises, une dirigeante locale de haut niveau peut faciliter les négociations directes sur les contrats, la localisation des données et les marchés publics. Pour les salariés, une adoption plus large ravive les questions soulevées par l’étude de la Banque de France sur l’embauche des jeunes dans les métiers exposés à l’IA.

À suivre : d’éventuels accords d’OpenAI sur l’hébergement des données en France ou avec le secteur public sous la direction de Laureline Serieys, la croissance de ses effectifs parisiens au-delà de 50 personnes, et l’accueil réservé à ChatGPT Ads par les annonceurs et les régulateurs français.

← Retour à AI4France