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Cinq organisations d’éditeurs français portent plainte à Bruxelles contre AI Overviews et AI Mode de Google

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Cinq organisations d’éditeurs français portent plainte à Bruxelles contre AI Overviews et AI Mode de Google

Cinq organisations françaises représentant les éditeurs de sites et de presse ont déposé une plainte auprès de la Commission européenne contre AI Overviews et AI Mode de Google, a rapporté Siècle Digital le 2 novembre. La coalition réunit le CPA, la FNPS, le GESTE, le SEPM et le SPIIL, qui parlent au nom de sites d’information, de titres spécialisés et magazines et de médias indépendants en ligne.

Google a activé ces deux fonctionnalités en France en juillet. Les éditeurs dénoncent un déploiement unilatéral, sans concertation, et estiment qu’il menace la visibilité de leurs contenus, le trafic qu’ils génèrent et le modèle économique qui repose sur ce trafic. Leur grief principal : leurs articles servent à produire des résumés IA en haut de la page de résultats de Google, des résumés qui peuvent remplacer une visite sur le site à l’origine de l’information.

Selon les plaignants, il s’agit de la plus large coalition d’organisations d’éditeurs français jamais constituée devant l’autorité européenne de la concurrence. Ils demandent à la Commission d’enquêter sur les effets de ces deux fonctionnalités sur la concurrence, sur la capacité des éditeurs à contrôler l’usage de leurs contenus et sur la viabilité économique de leurs activités numériques, et rappellent à quel point leur audience dépend de la recherche Google.

Ce que cela change concrètement

Cinq organisations d’éditeurs français portent plainte à Bruxelles contre AI Overviews et AI Mode de Google — photo d’illustration

La plainte vient s’ajouter à une procédure déjà ouverte. En décembre 2025, la Commission a lancé une enquête pour déterminer si Google a enfreint les règles européennes de concurrence en utilisant les contenus des éditeurs et des vidéos YouTube pour alimenter ses services d’IA, et les organisations françaises veulent que leur démarche y apporte de nouveaux éléments. Comme AI Overviews est arrivé en France bien après d’autres marchés, expliquent-elles, les éditeurs français ont pu tirer les leçons de l’expérience étrangère et documenter les pratiques de Google dès le premier jour. Les premiers chiffres confortent leur inquiétude : les visites des sites d’information français ont reculé de près de 22 % en septembre avec l’installation d’AI Overviews. L’expansion de Google en France est aussi contestée sur le terrain, où environ 800 personnes ont manifesté à Étrechet contre son premier projet de data center français.

À suivre : Bruxelles intégrera-t-elle la plainte à son enquête en cours ou exigera-t-elle de Google des mesures provisoires ? L’Autorité de la concurrence, qui a déjà sanctionné Google au sujet des droits voisins des éditeurs de presse, interviendra-t-elle de nouveau ? Et Google proposera-t-il aux éditeurs de nouveaux moyens de refus ou une rémunération pour l’usage de leurs contenus par l’IA ?

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